Console à contre-emploi, la Vectrex que l‘on doit aussi à l’inventeur de la Microvision, Jay Smith, utilise une technique d’affichage propre : le graphisme vectoriel. Ce procédé, qui n’est pas seulement composé de points ou de pixels comme les consoles classiques de l’époque, confère à cette méthode un style minimaliste. Il n’y a qu’une couleur à l’écran, et le tout n’est représenté que par un assemblage de lignes droites. En contrepartie, la Vectrex ne souffre aucunement d’effets dits « pixellisés » et affiche des animations d’une remarquable fluidité. Transportable, la Vectrex se distingue également par son écran solidaire de la console et ses deux manettes qui s’inspirent des bornes d’arcade.

Tout comme pour l’Odyssey, sortie dix ans avant elle, les cartouches sont accompagnées de filtres colorés qu’il faut installer sur l’écran et qui ont pour principale fonction de faire oublier la nature monochrome de l’appareil. Malgré ses qualités indéniables, les éditeurs de jeu et les joueurs ignorent la machine. La production s’arrête nette seulement quinze mois après son lancement suivant de peu la sortie de son accessoire le plus remarquable, le 3D Imager (des lunettes en 3D stéréoscopiques qui ajoutaient aussi de la couleur). Un concept probablement un peu trop peu avance sur son temps mais qui a fait des émules parmi les joueurs qui ont eu la chance de l’essayer.

Vous pouvez également aimer :