En 1977, les pays industrialisés sont littéralement inondés par des clones de jeu Pong puisqu’on estime aujourd’hui un nombre de modèles référencés supérieur à 200 exemplaires ! Leader sur le marché, Atari doit réagir avec une technologie moins rudimentaire et moins sujette à la contrefaçon. Doté d’un port cartouche et de graphismes multicolores, ce système doit permettre à n’importe quelle société d’y commercialiser des jeux vidéo. A cette époque, on voit donc apparaître les premiers éditeurs tiers comme Activision créée en 1979 par d’anciens transfuges d’Atari.

Les ventes de la VCS décollent doucement, puis doublent chaque année jusqu’à atteindre huit millions d’exemplaires pour la seule année 1982*. L’adaptation de la borne d’arcade Space Invaders de Taito en 1980 en est la principale raison mais elle masque un autre phénomène : les jeux de mauvaise qualité se multiplient et représentent une majorité des quelques 500 titres produits. En 1983, les joueurs boudent l’adaptation du film E.T qui succède à une version de Pac-Man déjà fustigée par la critique. Après avoir été une manne financière pour son propriétaire, la Warner, Atari devient un véritable gouffre financier. Avec la perte de son leader, la jeune industrie du jeu vidéo est alors considérée comme morte.

* : Atari renomme alors sa console VCS en Atari 2600 la même année.

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