Soucieux de se faire une place sur le marché des consoles portables aux côtés de la Game Boy, la société taïwanaise Watara lance sa Supervision en 1992. Ses principaux atouts sont un écran plus large que sa concurrente directe de vingt-cinq pour cent et un prix de vente nettement revu à la baisse. De plus, il est possible de brancher la console sur un écran de télévision pour profiter de graphismes en quatre couleurs.

Malgré ces atouts de poids, la machine de Watara souffre de quelques défauts majeurs à commencer par un écran de mauvaise qualité qui devient illisible lorsque les décors du jeu, aussi appelés sprites, s’animent. Si la première version de la console ressemble à s’y méprendre à une Game Boy, la seconde, plus compacte, est munie quant à elle d’un écran inclinable disponible en différents coloris. Malheureusement, ses faibles capacités ne lui permettent pas de briller face à la concurrence et, hormis Watara, peu d’éditeurs tiers se risqueront à développer des jeux sur cette plateforme. Sans titre marquant, excepté un Super Pang et un casse brique de qualité vendu avec la console, la Supervision doit s’incliner rapidement face à ses concurrentes.

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