Spécialiste du jouet au Japon, Bandai décide de se lancer pour la première fois sur le marché des consoles de salon en 1994 avec un système ciblant les plus jeunes, la  Playdia. Surfant sur le succès et l’espace « quasi-illimité » des CD-Rom, la Playdia semble néanmoins oublier son statut de console de jeux vidéo. En omettant systématiquement la notion d’interactivité dans ses jeux, elle ne propose uniquement que des films interactifs dont la principale action consiste à appuyer sur le bouton pour passer à la prochaine séquence animée.

Ce concept, fortement inspiré par le jeu Dragon’s Lair, est bien sûr trop limité pour attirer les foules. Bandai décide alors de capitaliser sur ses licences populaires en éditant des jeux estampillés Dragon Ball Z, Sailor Moon et Gundam pour séduire ses fans mais en vain. De plus, son unique manette infrarouge se révèle fragile à l’usage et de courte portée. Elle possède d’ailleurs les mêmes fonctionnalités qu’une télécommande classique (pause, lecture, etc.) rapprochant ainsi encore plus l’appareil d’un lecteur vidéo hybride que d’une véritable console de jeux. En 1995, la Playdia sera rapidement balayée par les sorties des consoles 32-bit développées par Sega et Sony.

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