Considérée par beaucoup comme la « Rolls-Royce » des consoles 8 bits, la PC-Engine, aussi connue sous le nom de CoreGrafx, apparaît au Japon en 1987 et deux ans et demi plus tard en France. Elle doit son succès à son prestigieux fabricant NEC, deuxième producteur mondial de puces électroniques, mais aussi à la qualité de son format qui en font, aujourd’hui encore, la plateforme de salon la plus petite au monde.

Première machine à utiliser des processeurs graphiques 16 bits, la PC-Engine surclasse techniquement toutes ses contemporaines. Elle bénéficie d’une vaste ludothèque et voit naître de nombreux classiques tels que Bomberman, Neutopia, PC Kid ou encore toute une série de shoot them up (jeux de tirs) en 2D qui deviendront son domaine de prédilection. Dès sa sortie, la PC-Engine reçoit un accueil enthousiaste ; malheureusement, le prix de ses nombreux accessoires et de ses multiples versions, qui ne sont pas toujours compatibles entre elles, ne la destine vraiment pas à tous les budgets. Première console à se doter d’un lecteur CD-Rom optionnel à partir de 1988, son prix exorbitant (450 euros en France en 1993) l’empêchera de rencontrer un succès fort mérité. De même pour la Supergrafx, une version de la machine qui dispose de plus de mémoire et de meilleures performances graphiques, dont seulement cinq jeux tireront parti.

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