Avec la Nomad, Sega propose à partir de 1995 une version portable de sa célèbre console de salon Megadrive. Cette machine, exclusivement destinée au marché américain où Sega réalise ses meilleures ventes, profite donc de la même ludothèque que sa grande sœur avec des ports cartouches identiques sur les deux supports. En revanche, en tant que console d’import, elle n’est pas compatible avec les cartouches occidentales. Pour contourner ce défaut, il faut  réaliser une petite modification à l’intérieur de la machine.

En dépit de ses prouesses technologiques, la Nomad n’a pas rencontré de succès commercial. Mise en faute : son autonomie réduite qui nécessite six piles R6 qu’il faut positionner dans un compartiment à ajouter au dos de l’appareil ! Pas vraiment portable donc, la Nomad est de plus proposée à un prix exorbitant alors que les joueurs lorgnent déjà du côté des nouvelles 32-bit. Les possibilités de connecter la console à un écran de télévision ou de jouer à plusieurs en branchant une manette supplémentaire ne modifient pas la donne. Une nouvelle fois, il s’agit d’un échec pour Sega, peu après celui du 32X et Nintendo sortant grand vainqueur de cette bataille des portables.

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