Avant même la sortie de sa console 64-bits, Nintendo, jusqu’ici leader du marché, tente de rattraper Sony qui a déjà séduit des millions de joueurs avec sa PlayStation. À Noël 1995, faute de consoles disponibles, Nintendo diffuse une campagne publicitaire agressive incitant les joueurs français à attendre sa plateforme, promise pour 1996, plutôt que de craquer pour ses concurrentes. Malheureusement, la promesse n’est pas tenue. La console est lancée en septembre 1997 en Europe et Nintendo n’arrivera jamais à rattraper son retard sur Sony.

À la puissance brute de la PlayStation, la N64 répond par un traitement de l’image plus avancé : les graphismes y sont plus doux (« plus flous ! » assènent ses détracteurs). Autres différence de taille : les jeux sont encore sur cartouche. Nintendo explique ce choix en garantissant un accès immédiat à l’action mais il s’agit aussi de se prémunir d’un piratage plus simple que sur CD-Rom. Les manettes révolutionnaires pour l’époque, que l’on doit à Shigeru Miyamoto, sont dotées d’un mini-joystick, principe que la PlayStation reprendra quelques mois plus tard. Au niveau du catalogue, quelques titres font encore date aujourd’hui : Goldeneye, Zelda Ocarina of Time ou Super Mario 64 par exemple qui est l’un des premiers jeux à faire évoluer de manière convaincante un personnage dans un univers libre en 3D.

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