Implantée depuis de nombreuses années sur le marché des jeux vidéo avec sa console de salon Neo-Geo, la société SNK souhaite profiter d’un secteur de plus en plus prolifique, celui des consoles portables. En 1998, la firme lance donc sa Neo-Geo Pocket, une plateforme uniquement réservée au marché asiatique qui dispose d’un écran noir et blanc de bien meilleure qualité que celui de la Game Boy. Dans un premier temps, SNK favorise la sortie de quelques titres en adaptant les plus grandes licences de son catalogue : Samurai Shodown ou King of Fighters, par exemple, qui seront salués par la critique.

Mais à cette époque, les yeux des joueurs sont uniquement rivés vers la sortie d’une nouvelle console de salon, la Dreamcast. Malgré une tentative de rapprochement avec cette dernière qui annonçait une compatibilité entre les deux machines, le lancement de la Game Boy Color, quelques semaines plus tard, finira par sonner le glas du support. Au total, SNK a tout de même réussi à vendre deux millions d’exemplaires de sa console en comptant la Neo-Geo Pocket Color sortie en 1999. Notons d’ailleurs que les nouveaux titres disponibles en couleurs sur cette portable seront compatibles avec la première version monochrome de la Neo-Geo Pocket, mais affichés en noir et blanc. Un souci du détail de la part de SNK mais qu’il est difficile de lutter face à Nintendo sur ce secteur.

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