Très largement implantée dans l’univers de la télécommunication, Nokia souhaite s’aventurer dans un domaine jusqu’alors peu exploité, celui-ci des téléphones portables multifonctions. En 2003, la société finlandaise lance donc la N-Gage, une petite portable principalement destinée aux jeux vidéo bien qu’intégrant un lecteur MP3, une radio (et bien entendu un téléphone mobile). Elle est disponible en Europe le 7 octobre 2003 au prix de 349 euros.

À cette époque, l’objectif du constructeur est simple, profiter de la croissance des téléphones portables pour attirer les possesseurs d’une Game Boy Advance vers une machine proposant de jouer et téléphoner en même temps. Malgré un concept innovant avec des graphismes en 3D proches de ceux de la PlayStation, le soutien de nombreux éditeurs avec des titres comme Splinter Cell, Tomb Raider, FIFA ou Sonic, la N-Gage ne rencontre pas le succès escompté en raison de son prix élevé mais aussi de celui de ses jeux, vendus entre cinquante et soixante euros l’unité. Elle est remplacée par la N-Gage QD en 2004, une plateforme au design plus abouti qui intègre un lecteur de cartes SD et propose aussi des expériences de jeu en ligne. Toutefois, ce sera un nouvel échec pour Nokia et le dernier en ce qui concerne l’industrie du jeu vidéo.

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