Sortie seulement trois mois après la Game Boy de Nintendo, la Lynx, première console portable couleur au monde, ne manque pas d’arguments techniques en sa faveur. Ecran rétroéclairé, fonctions graphiques avancées, possibilité d’inverser l’écran permettant aux droitiers et aux gauchers de l’utiliser, etc. Sur le papier, la console d’Atari a de quoi impressionner sa petite rivale. Mais une fois en rayon, les joueurs trouvent quelques raisons de lui préférer la Game Boy. Tout d’abord, la Lynx souffre d’une taille disproportionnée ce qui l’empêche d’être transportée dans la poche par exemple.

Ensuite, son autonomie oscille entre deux et quatre heures de jeu avec six piles alcalines ce qui revient vite cher à l’usage. Enfin, le manque de soutien de la part des éditeurs et un prix élevé à son lancement empêchent les joueurs de s’y intéresser de plus près. Malgré la sortie de sa petite sœur en 1991, la Lynx II (qui gagne 20 % en autonomie et permet de vendre la console à moitié prix), il s’agit d’un échec de la part d’Atari avec seulement 500 000 exemplaires écoulés. Mais, à cette époque, il faut bien avouer que très peu de fabricants sont capables de concurrencer le succès hégémonique de Nintendo avec sa Game Boy.

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