Bouté hors du marché des consoles de salon au milieu des années 80, Atari tente un retour en fanfare en 1993 avec une console 3D qui sort deux ans avant la PlayStation. Entre temps, le constructeur a su reconquérir un marché qui s’est porté sur les micro-ordinateurs avec son Atari ST mais au début des années 90, ce sont à nouveau les consoles de jeux, emmenées par Nintendo et Sega, qui ont le vent en poupe. Atari doit réagir et décide donc de sortir son arme secrète : la Jaguar. Son processeur, signé IBM, lui garantira toute crédibilité tandis que les capacités graphiques 3D lui assureront une domination technologique sur ses concurrents.

« Je ne vous sens pas convaincus ! ». C’est ainsi que le président d’Atari France clos, lui-même, sa démonstration publique de la Jaguar, lors du salon Super Game Show de Paris qui précède le lancement de la console. L’échec commercial est déjà pressenti par les médias spécialisés, et la plateforme tout simplement ignorée par le public. En cause, une controverse sur la véritable puissance annoncée par Atari et l’absence de soutien réel des éditeurs de jeux. Des productions originales, aucune n’apparaît indispensable hormis un joli Rayman et un sympathique Alien vs Predator. Une négligence qui ne pardonne pas face Nintendo et Sega et qui pousse Atari à se retirer du  marché des constructeurs peu après la sortie de la console

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