À une période où une nouvelle console de jeu apparaît tous les deux ans et s’impose comme le nec-plus ultra en matière de graphismes, le fabricant de jouet Mattel, aussi connu pour ses poupées Barbie, connaît son époque de gloire. Sortie aux Etats-Unis en 1980, l’Intellivision, abréviation d’Intelligent Television, multiplie les atouts. Avec sa coque en bois et sa finition dorée, il s’agit de la première console de jeu basée sur un processeur 16 bits* permettant d’animer de manière « convaincante » les personnages de ses jeux vidéo. Une technique d’affichage que de nombreux titres reprendront par la suite d’ailleurs, au point de tous finir par se ressembler.

Chaque jeu Intellivision est fourni avec deux caches plastiques qui recouvrent les manettes pour y afficher des instructions. Elles proposent des boutons latéraux très rigides et sont attachées à la console. Ce défaut de conception, très courant à l’époque, obligeait malheureusement l’envoi de l’ensemble du contenu de la boîte en cas de défaillance d’une seule manette ! Malgré la tentative de Mattel de transformer sa console en ordinateur familial avec l’ajout d’un clavier, les ventes de l’Intellivision stagnent à partir de 1982 coïncidant avec l’arrivée de la Colecovision.

* : Le premier microprocesseur 16 bits de l’histoire bien avant ceux de la Megadrive et de la Super Nintendo.

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