Désireux de contrer Nintendo et son hégémonie sans partage sur le marché des consoles portables, Sega se lance définitivement dans l’offensive en 1990 avec la sortie de la Game Gear au Japon. Alléchantes sur le papier, les caractéristiques de la console de Sega ont de quoi faire frémir les dirigeants de Nintendo d’autant que la société se montre très agressive avec les excellentes ventes de Megadrive sur les marchés nord-américain et européen.

Véritable Master System portative, la Game Gear propose un écran couleur et un catalogue directement issu de la console de salon dont un accessoire permet d’émuler directement les jeux. Malgré tout, cette plateforme n’atteindra jamais les objectifs escomptés et encore moins les faveurs du public à cause d’une autonomie dérisoire (6 piles R6 pour quatre heures de jeu) ainsi qu’un écran et des haut-parleurs de mauvaise qualité se détériorant avec le temps et un prix de vente prohibitif. Au total, près de deux cent cinquante jeux sortiront sur cette plateforme (dont certains de bonne qualité comme Sonic, Street of Rage ou Defender of Oasis) mais ils ne modifieront pas l’enthousiasme des joueurs pour la Game Boy de Nintendo.

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