Inventeur du Compact Disc et du CD-Rom, Philips propose avec son CD-i la première machine de l’histoire résolument orientée vers le  multimédia. Suivant la stratégie initiée quelques années auparavant avec son Videopac, Philips souhaite à nouveau imposer un standard qui doit faire office de norme et non de référence à une machine en particulier. Plusieurs versions du Compact Disc Interactif verront donc le jour avec une ludothèque privilégiant les programmes éducatifs, culturels et sportifs. En outre, profitant d’un contrat non honoré avec Nintendo*, la plateforme accueille aussi des épisodes inédits de Mario et Zelda, mais de piètres qualités.

En tant que console hybride, le CD-i a donc du mal à trouver son public, n’attirant ni les joueurs ni les familles avec son prix dissuasif de neuf cent euros dès sa sortie en 1992. Les nombreux périphériques venant améliorer les capacités du système, comme la carte de décompression vidéo qui permet de visualiser les premiers films interactifs dont le très bon 7th Guest, n’y changeront rien. Le temps d’arriver à maturité, les consoles japonaises, plus performantes, pointent déjà le bout de leur nez.

* : Le CD-Rom développé conjointement avec Sony et qui deviendra plus tard la Playstation.

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